Soft skills de croissance : Comment le leadership peut-il contribuer à la croissance des entreprises ? Par Jamal eddine BOUKAR

La croissance d’une entreprise ne dépend pas uniquement de sa stratégie, de ses produits, de ses investissements ou de ses ressources financières.

Elle dépend aussi  et parfois surtout de la capacité de ses dirigeants et de ses managers à mobiliser les personnes, prendre les bonnes décisions, créer une vision et transformer cette vision en actions et en résultats.

C’est là que le leadership devient un véritable levier de croissance.

Un bon leader ne se contente pas de gérer l’existant. Il crée les conditions permettant à l’entreprise de progresser, s’adapter, innover et performer durablement.

Des travaux publiés dans la Harvard Business Review soulignent notamment le lien entre leadership, engagement des collaborateurs, innovation, agilité organisationnelle et croissance.

1. Le leadership donne une direction à l’entreprise

Une entreprise ne peut pas grandir durablement si ses collaborateurs ne savent pas clairement :

  • Où allons-nous ?
  • Pourquoi voulons-nous grandir ?
  • Quelles sont nos priorités ?
  • Quels marchés voulons-nous développer ?
  • Quelle valeur voulons-nous créer pour nos clients ?
  • Quels résultats devons-nous atteindre ?

Le leadership commence donc par la vision.

Selon Jamal eddine BOUKAR, auteur du livre Management de la performance quantique, le dirigeant doit transformer une ambition parfois abstraite en une direction claire et compréhensible. Plus la vision est claire, plus les équipes peuvent concentrer leur énergie sur les actions qui contribuent réellement à la croissance.

2. Le leadership transforme les collaborateurs en acteurs de la croissance

Une entreprise possède des ressources financières, technologiques et matérielles.

Mais sa capacité réelle de croissance dépend aussi de son capital humain. Un leader performant ne considère pas ses collaborateurs uniquement comme des exécutants.

Il cherche à développer leur :

  • autonomie ;
  • responsabilité ;
  • compétence ;
  • créativité ;
  • capacité de décision ;
  • engagement ;
  • orientation client ;
  • capacité à résoudre les problèmes.

Lorsque les collaborateurs comprennent leur contribution aux objectifs de l’entreprise, ils peuvent devenir de véritables acteurs de la croissance.

Les recherches et analyses publiées par la Harvard Business Review associent notamment l’engagement des équipes à la performance, à la productivité, à la rétention et à la qualité du service.

3. Le leadership améliore la prise de décision

Un dirigeant qui hésite constamment ralentit l’entreprise.

Le leadership ne consiste donc pas à prendre toutes les décisions.

Il consiste également à créer une organisation capable de prendre de bonnes décisions à différents niveaux.

4. Le leadership développe l’autonomie

L’un des grands freins à la croissance des PME est la dépendance excessive au dirigeant.

Lorsque toutes les décisions remontent au patron :

  • le dirigeant devient un goulot d’étranglement ;
  • les managers attendent les instructions ;
  • les collaborateurs prennent moins d’initiatives ;
  • les problèmes s’accumulent ;
  • la croissance devient difficile à absorber.

Le leadership doit donc permettre de passer de :

« Tout dépend du dirigeant » à : « L’organisation est capable de fonctionner et de progresser avec des responsabilités distribuées. »

Déléguer n’est pas abandonner le contrôle.

« Déléguer, c’est développer la capacité de l’organisation à produire des résultats sans dépendre constamment du dirigeant » Affirme Jamal eddine BOUKAR, expert en soft skills de croissance et auteur du livre, Soft skills professionnels 

5. Le leadership stimule l’innovation

Une entreprise qui veut croître doit être capable de changer.

Le leader doit donc créer un environnement dans lequel les collaborateurs peuvent :

  • proposer des idées ;
  • signaler les problèmes ;
  • expérimenter ;
  • apprendre des erreurs ;
  • rechercher de nouvelles solutions ;
  • améliorer les processus.

Le leadership devient ainsi un accélérateur d’innovation.

L’objectif n’est pas de demander aux collaborateurs d’être constamment créatifs.

L’objectif est de créer les conditions dans lesquelles l’intelligence collective peut contribuer à la performance de l’entreprise.

6. Le leadership améliore la performance commerciale

Dans une PME, le leadership a également un impact direct sur la fonction commerciale.

Un directeur commercial ou un dirigeant leader doit être capable de développer :

Un manager commercial qui se contente de demander : « Combien avez-vous vendu ? »

Un leader commercial demande également :

« Qu’est-ce qui bloque ? »
« Quelle compétence devons-nous développer ? »
« Quelle opportunité avons-nous identifiée ? »
« Comment pouvons-nous améliorer notre taux de transformation ? »

C’est cette différence qui permet de passer du management de l’activité au leadership de la croissance.

7. Le leadership crée une culture orientée résultats

Une entreprise peut avoir une excellente stratégie et pourtant obtenir de faibles résultats.

Pourquoi ?

Parce que la stratégie doit être transformée en comportements quotidiens. Le leadership permet de construire une culture dans laquelle chacun comprend :

Objectif → Responsabilité → Action → Mesure → Amélioration

Le leader doit donc encourager une culture :

  • orientée client ;
  • orientée résultats ;
  • orientée responsabilité ;
  • orientée amélioration continue ;
  • orientée coopération ;
  • orientée apprentissage.

Le leadership devient alors un mécanisme de transformation de la stratégie en comportements.

8. Le leadership renforce l’engagement des équipes

Une entreprise ne peut pas demander durablement de la performance à des collaborateurs qui ne comprennent pas leur rôle, ne se sentent pas écoutés ou ne voient pas de perspective.

Le leader doit donc savoir :  Ecouter → communiquer → reconnaître → responsabiliser → accompagner → faire grandir.

Des travaux portant sur des dizaines de milliers de managers montrent qu’il est possible de combiner une forte exigence de résultats avec un niveau élevé d’engagement des équipes.

9. Le leadership permet de mieux gérer les changements

La croissance entraîne presque toujours du changement.

  • Nouveaux collaborateurs.
  • Nouveaux processus.
  • Nouveaux outils.
  • Nouveaux marchés.
  • Nouvelles responsabilités.
  • Nouveaux objectifs.

Sans leadership, le changement peut provoquer :

  • résistance ;
  • conflits ;
  • peur ;
  • incompréhension ;
  • perte de motivation ;
  • ralentissement de l’exécution.

Le leader doit donner du sens au changement.

Il doit répondre à trois questions essentielles :

  • Pourquoi devons-nous changer ?
  • Qu’allons-nous changer ?
  • Comment allons-nous réussir ensemble ?

Le leadership devient ainsi un levier de transformation organisationnelle.

10. Le leadership doit être présent à tous les niveaux

La croissance ne peut pas reposer uniquement sur le dirigeant.

Elle doit être relayée par : Dirigeant → Comité de direction → Managers → Responsables → Équipes → Terrain

Les travaux de Chan Kim et Renée Mauborgne sur le Blue Ocean Leadership insistent notamment sur l’importance de développer le leadership aux niveaux supérieur, intermédiaire et opérationnel afin de rapprocher le leadership des réalités du marché et du terrain.

Une entreprise réellement performante construit donc une chaîne de leadership.

11. Le leadership comme avantage concurrentiel

Les produits peuvent être copiés.

Les prix peuvent être imités.

Les technologies peuvent être achetées.

Mais une culture managériale forte, une équipe engagée et une capacité collective à exécuter rapidement sont beaucoup plus difficiles à reproduire.

C’est pourquoi le leadership peut devenir un véritable avantage concurrentiel.

Deux entreprises peuvent disposer de ressources comparables.

Mais celle qui possède :

  • une meilleure vision ;
  • de meilleurs managers ;
  • une meilleure communication ;
  • une meilleure capacité de décision ;
  • une meilleure culture de responsabilité ;
  • une meilleure capacité d’exécution ;

peut transformer plus efficacement ses ressources en résultats.

12. Le leadership selon la Méthode BOUKAR®CROISSANCE

Dans mon approche du Soft Skills de Croissance du Dirigeant, je considère que le leadership doit être relié directement aux résultats de l’entreprise.

Le leadership ne doit pas être seulement une qualité personnelle.

Il doit devenir une compétence économique et organisationnelle.

Je propose ainsi une logique simple :

LEADERSHIP DE CROISSANCE

Vision
↓
Alignement
↓
Mobilisation
↓
Responsabilisation
↓
Décision
↓
Exécution
↓
Mesure
↓
Amélioration
↓

CROISSANCE

Cette approche permet de passer d’un leadership basé uniquement sur la personnalité du dirigeant à un leadership construit, mesurable et orienté performance.

13. Les 10 compétences de leadership indispensables au dirigeant

Pour contribuer réellement à la croissance, le dirigeant doit notamment développer :

  1. La vision stratégique
  2. La prise de décision
  3. La communication
  4. L’intelligence émotionnelle
  5. La délégation
  6. La responsabilisation
  7. La gestion des conflits
  8. La capacité à mobiliser
  9. La conduite du changement
  10. Le développement des talents

Ces compétences permettent au dirigeant de passer progressivement de :

« Je dirige mon entreprise » à : « Je développe une organisation capable de grandir. »

Conclusion

Le leadership n’est pas simplement la capacité à donner des ordres.

Le leadership est la capacité à donner une direction, créer de l’engagement, développer les personnes, prendre des décisions, conduire le changement et transformer l’énergie collective en résultats.

Pour une PME qui veut accélérer sa croissance, la question n’est donc pas seulement :

« Quelle stratégie devons-nous adopter ? »

Mais également :

« Quel leadership devons-nous développer pour réussir cette stratégie ? »

Car une stratégie sans leadership risque de rester un document.

Un leadership sans stratégie risque de produire beaucoup d’énergie sans direction.

Mais lorsque stratégie + leadership + exécution + compétences humaines sont alignés, l’entreprise peut créer les conditions d’une croissance plus structurée, plus performante et plus durable.

Conviction de Jamal eddine BOUKAR

Le dirigeant est le premier moteur de croissance de son entreprise. Lorsqu’il développe son leadership, il ne développe pas seulement sa propre performance. Il augmente la capacité de toute son organisation à grandir.

Jamal Eddine BOUKAR

Coach 30 ans d’expériences | Auteur de 18 livres sur Amaon Fondateur de la Méthode BOUKAR® Expert en croissance des PME
Études stratégiques et études de marché
Coaching commercial et développement du chiffre d’affaires
Marketing stratégique et opérationnel
Soft Skills de croissance des dirigeants
Management & Leadership

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Jamal Eddine BOUKAR

Jamal Eddine BOUKAR

Dr Jamal Eddine BOUKAR CEO – BOUKAR PERFORMANCE Fondateur de la méthode C.R.O.I.S.S.A.N.C.E. PME Auteur de 17 ouvrages (Amazon) Président de l’Association Marocaine d’Investissement Croissance PME Maroc