Par Jamal Eddine BOUKAR
Expert en croissance des PME et Soft Skills de Croissance
Auteur livre Management des Risques Psychosociaux
Introduction
Une entreprise peut disposer d’une excellente stratégie, de bons produits, d’une force commerciale compétente et de ressources financières suffisantes.
Mais lorsque la pression augmente, que les urgences se multiplient et que les décisions deviennent plus complexes, un facteur souvent sous-estimé peut ralentir fortement sa croissance : le stress des dirigeants et des équipes.
Le stress, selon Jamal eddine BOUKAR, auteur Soft skills professionnels sur Amazon, n’est pas toujours négatif. Une certaine pression peut stimuler l’action, favoriser la concentration et pousser les collaborateurs à relever des défis. Mais lorsque la pression devient excessive, permanente ou mal gérée, elle peut affecter la qualité des décisions, les relations professionnelles, la motivation, la productivité et finalement les résultats de l’entreprise.
Des recherches sur le stress au travail montrent notamment une association entre des niveaux élevés de stress et une baisse de la productivité.
C’est pourquoi, dans une logique de Soft Skills de Croissance, la gestion du stress ne doit pas être considérée uniquement comme une compétence de bien-être individuel.
Elle doit devenir une compétence stratégique de performance.
1. Le stress : Un enjeu de performance, pas seulement de bien-être
Dans une PME en croissance, le dirigeant doit souvent gérer simultanément :
- les objectifs commerciaux ;
- les problèmes de trésorerie ;
- les clients difficiles ;
- les collaborateurs ;
- les fournisseurs ;
- les recrutements ;
- les conflits ;
- les imprévus ;
- les décisions stratégiques ;
- la pression concurrentielle.
À cela s’ajoute parfois une forte charge mentale.
Lorsque cette situation devient permanente, le dirigeant peut progressivement fonctionner en mode urgence.
- Il réagit davantage qu’il ne pilote.
- Il traite les problèmes au lieu de construire les solutions.
- Il décide sous pression au lieu de décider avec recul.
- Et cette situation peut se transmettre aux équipes.
Le stress du dirigeant peut ainsi devenir un problème organisationnel.

2. Un dirigeant stressé peut-il ralentir la croissance de son entreprise ?
La question mérite d’être posée. Lorsque le dirigeant est constamment sous pression, plusieurs comportements peuvent apparaître :
- difficulté à prendre du recul ;
- décisions trop rapides ;
- difficulté à déléguer ;
- tendance au contrôle excessif ;
- impatience avec les collaborateurs ;
- communication plus agressive ou défensive ;
- difficulté à gérer les conflits ;
- fatigue décisionnelle ;
- concentration excessive sur les problèmes immédiats.
Or, la croissance exige précisément l’inverse : Vision, anticipation, délégation, décision, communication, innovation et capacité à mobiliser les équipes.
Le leadership et la santé psychologique au travail sont d’ailleurs liés aux comportements professionnels et à la performance, selon une méta-analyse portant sur différentes formes de leadership, affirme Jamal eddine BOUKAR, Expert soft skills de croissance et Croissance PME, Auteur livre Management des Risques Psychosociaux
Le véritable enjeu n’est donc pas de supprimer toute pression. Il est d’apprendre à transformer la pression en énergie d’action.
3. Le bon stress peut stimuler la performance
Il serait également dangereux de considérer tout stress comme négatif.
Une certaine dose de pression peut mobiliser l’énergie, augmenter la vigilance et favoriser l’action face à un défi.
Un objectif commercial ambitieux, une négociation importante ou une échéance stratégique peuvent créer une pression positive.
Le problème apparaît lorsque cette pression devient : Excessive + permanente + incontrôlée.
À ce moment-là, les ressources cognitives et émotionnelles nécessaires à la performance peuvent être mobilisées par la gestion du stress elle-même plutôt que par la résolution du problème.
La relation entre stress et performance n’est donc pas simplement « plus de stress = moins de performance » : une pression modérée peut être stimulante, tandis qu’un niveau élevé et prolongé peut devenir contre-productif.
4. La gestion du stress devient alors une Soft Skill de Croissance
Dans ma conception des Soft Skills de Croissance, une compétence comportementale doit être évaluée non seulement par son intérêt individuel, mais aussi par sa contribution à la performance collective.
La gestion du stress permet notamment au dirigeant de développer cinq capacités essentielles :
1. Garder sa lucidité
Être capable d’analyser une situation difficile sans se laisser dominer par l’émotion.
2. Maîtriser ses réactions
Ne pas répondre immédiatement sous l’effet de la colère, de la peur ou de la pression.
3. Prioriser
Distinguer l’urgent de l’important et concentrer son énergie sur les décisions à forte valeur.
4. Communiquer sous pression
Maintenir une communication claire, ferme et constructive même dans les situations difficiles.
5. Décider avec recul
Créer suffisamment de distance mentale pour prendre une décision rationnelle et cohérente avec la stratégie de l’entreprise.
5. Le stress du dirigeant peut contaminer l’organisation
Une entreprise fonctionne comme un système humain. Lorsque le dirigeant est constamment sous tension, son comportement influence naturellement son environnement.
- Un dirigeant qui crie peut créer de la peur.
- Un dirigeant qui contrôle tout peut réduire l’autonomie.
- Un dirigeant qui change constamment de priorité peut créer de la confusion.
- Un dirigeant qui ne prend jamais de recul peut installer une culture permanente de l’urgence.
À l’inverse, un dirigeant capable de rester calme dans une situation difficile peut devenir un stabilisateur organisationnel.
Il transmet :
- de la confiance ;
- de la clarté ;
- de la sécurité ;
- de la concentration ;
- de la capacité d’action.
Une étude publiée en 2025 a notamment trouvé qu’un environnement de travail plus favorable était associé à moins de stress professionnel et à une meilleure performance des employés.
6. Les 7 leviers Jamal eddine BOUKAR® de gestion du stress
Pour transformer la gestion du stress en compétence de croissance, je recommande de travailler sur sept leviers. Jamal eddine BOUKAR, auteur du livre Développez votre Gestion du stress sur Amazon
LEVIER 1 : Identifier les sources de stress
Avant de gérer le stress, il faut comprendre ce qui le provoque.
Est-ce :
- la surcharge de travail ?
- le manque d’organisation ?
- les conflits ?
- les problèmes commerciaux ?
- les difficultés financières ?
- l’incertitude ?
- le manque de délégation ?
- la peur de perdre le contrôle ?
On ne peut pas gérer efficacement ce que l’on n’a pas identifié.
LEVIER 2 : Reprendre le contrôle de ses priorités
Toutes les tâches ne méritent pas la même énergie.
Le dirigeant doit apprendre à distinguer :
Urgence → Importance → Impact → Priorité.
LEVIER 3 : Développer la maîtrise émotionnelle
La compétence n’est pas de ne jamais ressentir de colère, de peur ou de frustration.
La compétence consiste à ne pas laisser automatiquement ces émotions piloter ses comportements.
LEVIER 4 : Apprendre à déléguer
Une entreprise ne peut pas grandir si son dirigeant reste le principal exécutant de toutes les décisions.
La délégation est donc également un outil de réduction de la pression.
LEVIER 5 : Structurer les décisions
Les décisions prises dans l’urgence sont parfois nécessaires.
Mais une entreprise en croissance doit progressivement passer :
de la réaction → à l’anticipation.
LEVIER 6 : Développer une communication sous pression
Dans les moments difficiles, la communication du dirigeant devient encore plus importante.
Il doit être capable de dire :
ce qui se passe → pourquoi cela se passe → ce qui doit être fait → qui fait quoi → pour quand.
LEVIER 7 : Installer des routines de récupération
La performance durable exige également des temps de récupération, de réflexion et de prise de recul.
Un dirigeant ne peut pas fonctionner durablement à 100 % sous tension.
7. Gestion du stress et croissance : le véritable lien
Le raisonnement peut être résumé ainsi :
Meilleure gestion du stress
↓
Meilleure maîtrise émotionnelle
↓
Meilleure qualité des décisions
↓
Meilleure communication
↓
Meilleure mobilisation des équipes
↓
Meilleure exécution
↓
Meilleure performance
↓
Capacité accrue de croissance
Ce lien doit cependant être compris comme une logique managériale et non comme une promesse automatique : les résultats dépendent également de l’organisation, des ressources, du marché, de la stratégie et des conditions de travail. Les 30 années d’expérience de Jamal eddine BOUKAR dans le coaching des Soft skills et la performance montrent surtout que les interventions de gestion du stress peuvent améliorer certains indicateurs de santé psychologique et de satisfaction au travail, tandis que les effets directs sur la performance sont plus variables selon les études.
8. Le véritable objectif : passer de la pression subie à la pression maîtrisée
Le dirigeant performant n’est pas celui qui ne connaît jamais le stress.
- Il ne cherche pas nécessairement à supprimer la pression.
- Il apprend à la gérer.
- Il ne cherche pas à éviter toutes les difficultés.
- Il développe sa capacité à les traverser.
- Il ne cherche pas à contrôler toutes les situations.
- Il construit une organisation capable de fonctionner avec davantage d’autonomie.
Conclusion
La gestion du stress n’est plus seulement une question de développement personnel.
Pour une entreprise qui veut grandir, elle devient une véritable compétence managériale et stratégique.
Une PME peut avoir une excellente stratégie.
Mais si son dirigeant est épuisé, si ses managers sont constamment sous pression et si ses équipes travaillent dans une culture permanente de l’urgence, l’exécution de cette stratégie risque de devenir plus difficile.
C’est pourquoi les Soft Skills de Croissance doivent occuper une place centrale dans le développement des dirigeants et des managers.
La croissance d’une entreprise exige de faire grandir son organisation.
Mais elle exige aussi de faire grandir les personnes qui la dirigent.
Ma conviction
Un dirigeant qui maîtrise mieux son stress ne devient pas seulement plus serein.
Il peut devenir plus lucide, plus décisif, plus communicant et plus capable de faire grandir son entreprise.
C’est dans cette perspective que j’intègre la Gestion du Stress parmi les compétences essentielles des Soft Skills de Croissance du Dirigeant.
Jamal Eddine BOUKAR
Expert en croissance des PME et Soft Skills de Croissance
Fondateur de la Méthode BOUKAR®
Coach – Consultant – Formateur
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